Inhalothérapie

L’inhalothérapeute est un intervenant indispensable des équipes multidisciplinaires d’intervention médicale. Son rôle consiste à évaluer la condition des personnes atteintes de problèmes touchant le système cardiorespiratoire. Les patients qu’il rencontre sont issus des clientèles néonatale, pédiatrique, adulte et gériatrique.

 

L'évolution de l'inhalothérapie

 

La pratique de l’inhalothérapie a beaucoup évolué au fil du temps. En raison de leur expertise dans les soins du système cardiorespiratoire, les inhalothérapeutes travaillent en étroite collaboration avec les médecins omnipraticiens et spécialistes, notamment les anesthésiologistes.

  • 1964 : la profession d’inhalothérapeute voit le jour.

  • 1969 : le diplôme d’études collégiales (DEC) en techniques d’inhalothérapie devient requis pour exercer la profession.

  • 1969 : l’Association des anesthésiologistes du Québec (AAQ) propose d’ajouter un volet « assistance anesthésique » à la formation initiale des inhalothérapeutes. Le programme est donc rebaptisé « Techniques d’inhalothérapie et d’anesthésie ».

  • 1984 : l’inhalothérapie est reconnue par le Code des professions du Québec.

 

Assistance anesthésique

 

Au Québec, l’inhalothérapeute assure en toute autonomie la surveillance clinique de la condition du patient sous anesthésie ou sous sédation-analgésie. Plus du tiers des inhalothérapeutes travaillent non seulement au bloc opératoire, mais aussi dans toutes les unités de soins où une anesthésie ou une sédation-analgésie est requise (radiologie, urgence, etc.), tant au public qu’au privé.

En collaboration avec l’anesthésiologiste, il participe à la surveillance des fonctions vitales des patients lors des phases d’induction, de maintien et d’émergence d’une anesthésie générale. Ses tâches comprennent aussi :

  • la préparation des médicaments et des produits sanguins;

  • l’installation et le contrôle de la qualité du monitorage (rythme cardiaque et respiratoire, saturation d’oxygène, etc.);

  • la collaboration lors d’une anesthésie régionale (épidurale ou rachidienne);

  • une présence en clinique de douleur;

  • un soutien à l’anesthésiologiste lors de techniques particulières ou d’urgence cardiorespiratoire au bloc opératoire.

 

Soins intensifs et urgence

 

On reconnait à l’inhalothérapeute une expertise pointue en assistance ventilatoire mise à profit aux soins intensifs et à l’urgence. La prise en charge de la respiration, le contrôle du respirateur artificiel et le suivi clinique de la condition du patient sont au cœur de sa pratique professionnelle. Dans ce contexte, où la condition du patient est souvent grave et instable, la capacité d’évaluation et le jugement clinique de l’inhalothérapeute sont cruciaux.

 

Épreuves diagnostiques

 

L’inhalothérapeute joue aussi un rôle dans l’élaboration de diagnostics. Il intervient aux côtés du médecin dans l’évaluation de l’état cardiorespiratoire pour établir un diagnostic représentatif de l’état du patient, ou pendant un traitement afin d’évaluer son efficacité. Il réalise notamment des prélèvements sanguins, des épreuves diagnostiques de la fonction cardiorespiratoire au repos et à l’effort, et des études du sommeil.

Plusieurs inhalothérapeutes travaillent aussi en soins à domicile, en enseignement, en éducation et en rééducation respiratoire. Ils sont de plus en plus présents en soins de première ligne et en promotion de la santé et prévention de la maladie dans :

  • les groupes de médecine familiale (GMF);

  • les cliniques et centres d’enseignement sur l’asthme et les maladies pulmonaires obstructives chroniques (MPOC); et

  • les centres d’abandon du tabagisme (CAT).

Peu importe le milieu clinique, la pratique professionnelle des inhalothérapeutes repose sur l’approche collaborative. La confiance des anesthésiologistes à leur endroit favorise le déploiement de leur expertise unique et l’évolution de la profession, au seul bénéfice des patients.