L’objectif premier de l’anesthésie est la suppression de la douleur (analgésie) lors d’un acte chirurgical, obstétrical ou médical et de l’atténuer après l’opération. C’est également d’assurer la sécurité du patient en réduisant les réactions de défense de l’organisme par rapport à la douleur.
Cette action consiste à administrer des agents anesthésiques spécifiquement étudiés et dosés par l’anesthésiologiste en fonction de la nature de l’opération et du profil du patient.
Grâce aux avancées technologiques, médicamenteuses et des connaissances, l’anesthésiologie garantit un accompagnement optimal durant toute la durée de l’opération jusqu’au réveil. La surveillance des fonctions vitales (ou monitorage) du patient est assurée aux moyens de différents instruments de contrôle. L’utilisation de ces outils complète étroitement l’observation clinique exercée en permanence par l’anesthésiologiste.

Le monitorage :
Les appareils de surveillance permettent de détecter et d’appréhender le plus tôt possible les éventuelles complications. Des mesures de correction peuvent ainsi être mises en œuvre plus rapidement afin d’établir au plus vite l’équilibre.
Le monitorage est institué pour tous les patients quel que soit le mode d’anesthésie. Cet appareillage permet de surveiller l’interférence des évènements per-opératoires sur l’organisme ainsi que les fonctions vitales cardiovasculaires et respiratoires. Il se compose entre autres d’un électrocardiogramme en continu, d’un dispositif de mesure de la pression artérielle et d’un saturomètre. Ces moniteurs permettent ainsi de détecter des anomalies du rythme ou de la fréquence cardiaque, de la pression artérielle ou de l’oxygénation pouvant être liées au geste chirurgical ou à une complication médicale. D’autres dispositifs de monitorage spécifiques peuvent être mis en place chez certains patients ou pour certaines chirurgies.
Même si le monitorage demeure une aide médicale précieuse, les anomalies détectées doivent être interprétées et traitées par l’anesthésiologiste en tenant compte des particularités du patient (âge, problèmes de santé préexistants, physiologie), de l’indication de chirurgie, du geste chirurgical en cours ainsi que des limites potentielles de l’appareil de monitorage utilisé.
Lorsque les précautions de surveillance initiales sont mises en place, l’anesthésiologiste administre le plus souvent les agents anesthésiques via un cathéter veineux. Ensuite, le maintien de l’anesthésie se fait soit à l’aide d’agents intraveineux, soit à l’aide de gaz halogénés.
Par ailleurs, en cas d’inhalation de gaz halogénés, le niveau de concentration du produit est systématiquement analysé dans le circuit anesthésique ainsi que dans l’arbre respiratoire afin d’éviter un sommeil trop léger ou trop profond.
